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09.02.2008 - 22.05.2008

Xiomara De Oliver

 | Project room

« Lover Girls »

Vues d'exposition

Dans une série de grandes peintures, Xiomara De Oliver explore la condition de la femme, et plus particulièrement afro-américaine, dans la société actuelle, une condition tant physique que politique. Car si elle utilise l?histoire, la superficialité du monde moderne, le prétendu rêve américain, chef de file des inégalités en tout genre, Xiomara de Oliver s?attache également à explorer son propre être, sa personnalité.


Ainsi elle met en lumière la soumission inconsciente de la femme au regard masculin mais également sa capacité à tirer parti de ses atouts physiques, dénonçant par là même l?adhérence de la femme à la société. Elle donne à voir une critique sur les rôles qu?on impose aux femmes et qu?elles s?imposent elles-mêmes, et retrace une longue histoire féminine. Une histoire qui semble d?ailleurs fondée sur un manuel, un guide de conduite, qu?elle met un point d?honneur à tourner en ridicule.


Les femmes aux postures de pin up que peint Xiomara s?inscrivent sur des fonds toujours plus mystérieux . On pense à un paysage mais les couleurs ne semblent s?accorder que sur la gamme et non quant à la représentation de la réalité. De même, on croit voir de longs serpents qui encerclent la femme pêcheresse de l?Ancien Testament ; ce sont des palmiers, des troncs d?arbres qui semblent surgir d?une toile du Douanier Rousseau.


Ces atmosphères, aussi légères que troublantes, ces larges aplats de couleur, portent la femme afro-américaine, lui permettent d?évoluer dans un monde en suspens, de se démultiplier à l?infini. L?absence de repères est affirmée et marque, de la manière la plus poétique et la plus fine, les préoccupations d?une artiste engagée contre le consensus artistique et sociétale global. Toute trace de documentaire serait ici fortuite, et si l?on observe  chez Xiomara de Oliver une conscience aigue de la condition de la femme, et plus particulièrement afro-américaine, celle-ci est d?avantage le relais de son imaginaire plutôt qu?un porte-étendard socio-culturel.

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