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07.07.2012 - 31.08.2012

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Summer Group Show

Vues d'exposition

Derrick Adams, Huang Hankang, John Cornu, Ninar Esber, Omar Ba, Peter Aerchmann, Marc Turlan

Derrick Adams, est un artiste New-Yorkais multidisciplinaire dont la technique prend racine dans la déconstruction philosophique et la perception d’idéaux attachés aux objets, aux couleurs, aux textures et aux symboles.  Utilisant encre, peinture, crayons et surfaces imprimées afin de créer des figures humaines anguleuses aux constructions géométriques, ces formes nous laissent imaginer qu’elles vivent dans un état de déconstruction en même temps que dans un état de construction. Son travail se concentre sur la fragmentation et la manipulation de structures et de surfaces en explorant la force des traditions populaires dans nos vies, associées à l’iconographie de la culture américaine, à l’éducation faite par la télévision et une critique de l’art contemporain. 


 


Peter Aerschmann photographie  la vie quotidienne et filme des motifs qui le fascinent dans les endroits variés et multiples composant notre monde. Des passants, des animaux, mais aussi des éléments typiquement urbains tel que des gratte-ciels, des panneaux de circulation ou des véhicules. Il en constitue une archive d'images en constante expansion qu’il isole de leur environnement pour construire des univers nouveaux.  Il reconstruit des situations tirées du vécu avec d’autres codes échaffaudant  des scènettes sur lesquelles se jouent un macrochosme parfois absurde réalisé avec figures et objets libèrés de leur contexte réel et réagencé dans un espace virtuel, pour former une image ou « Constellation ».  Il en résulte un collage techniquement abouti traduisant l'intention de dépeindre un autre cadre de vie authentique . En associant ces visuels en toute indépendance par rapport à l'espace et le temps Aerchmann entend ne pas se  limiter à des détails restreints dans une perspective unique.


 


Omar Ba travaille au  contact de  la tradition figurative Européenne tout en développant une imagerie personnelle,  des personnages, des animaux, des symboles, des paysages tout en couleur qu’il  enchevêtre avec   huiles, gouaches et encres superposant au  crayon des dessins fugitifs aux détails minutieux. Une utilisation d’un noir très dense et de nombreuses touches de blancs mettant en  lumière la férocité de ces propos.  Sur ses œuvres se mêlent les croyances les plus anciennes et une société qu’il dénonce comme étant «un trou  creusé par ses propres fils ». Ses  peintures nous invitent à regarder un monde où « être pauvre est synonyme de douleur ». Omar Ba nourrit dans son œuvre une relation triangulaire entre la nature les hommes et le sacré où les traditions résistent à la modernité.


 


Hicham Berrada tente de se positionner en régisseur d'énergies. Par le choix des produits, des forces, du référentiel, comme un peintre maitrisant sa technique, il aide la nature à accomplir des phénomènes nécessitant des conditions complexes dans un espace et un temps choisi. Dans sa vidéo «  Bloom », Berrada accélère en quelques minutes le processus d’éclosion d’un champs de pissenlits à différents stades dematurité, par l'action de la lumière.Une lampe puissante s'allume juste au dessus des fleurs fermées et l’on assiste à l'ouverture simultanée de l'ensemble des pissenlits.


 


John Cornu trace les contours d’une réalité manipulée où ce qui est donné à voir ne correspond jamais tout à fait à ce que l’on pense regarder.Une plaque de marbre Belge (Pierre de Hainault), de la taille d’une pierre tombale, est brisée en son centre. Les différents fragments révèlent une forme d’incohérence du fait de leur façonnage. Il y a là un paradoxe "matériaulogique”. La pièce convoque également une symbolique des territoires, l'idée d'un morcellement géographique, d'une tectonique des plaques.




Ninar Esber dans son travail touche la notion d’identité tout en traçant une vision poétique du monde. L’artiste utilise le corps comme élément support d’une symbolique collective, en relation avec l’architecture et des objets quotidiens pour travailler la notion de contexte, au sens relationnel, social voire politique du terme.


La corde est utilisée comme réflexion sur la « réduction » des formes, des concepts et de l’espace traçant le vide entre les personnes pour le transformer en un espace et un temps présent. A partir d’une photographie dont elle dessine les contours à la corde  captant ou soulignant le vide et le plein , elle marque la distance émotionnelle et les tensions entre les individus par le remplissage du « rien » qui les sépare ou les relie entre eux.


 


Chez Huang Hankang bien que l’influence chinoise ne soit pas immédiatement apparente dans son œuvre, spiritualité et philosophie sont souvent associées à l’art asiatique . Dans ses dessins la nature tend à apparaître tamisée, engourdie ou inerte. Ses aquarelles suggèrent une rupture  du déferlement de la conscience où la signification est insidieuse et immuable. Qu’elles représentent humain, animal ou végétal les figures sont autonomes et à la dérive dans un vide hermétique tout en ayant une présence inquiète. Une douce ironie où s’entrechoquent l’ancien et le moderne.